MODELE POUR TAPISSERIE Grandes armes du royaume d'Italie

Numéro d’inventaire
GOB-551-000
Auteurs
François DUBOIS
Année de conception
1808
Style
Empire
Types
Modèle pour tapisserie, Modèle pour tissage, Beaux arts
Dimensions (L × l × h) mètres
2.040 × 2.500
Description
Sur un fond pourpre semé d'abeilles se détache le manteau de velours vert, brodé de roses d'or, du roi d'Italie. Sur l'aigle impériale repose, entouré du collier héraldique de la Légion d'honneur, l'écu aux armes du royaume d'Italie.
Au premier plan : deux cornes d'abondance sur un socle or enrubanné. En haut, la couronne.

Huile sur toile, 1808, peinte par François Dubois d'après une composition de Jacques-Louis de La Hamayde de Saint-Ange, sous la direction de Charles Percier.
Montée sur châssis ultérieurement.

Historique
Il s'agit du carton peint (modèle à grandeur d'exécution de la tapisserie) pour une portière - tapisserie destinée à être placée devant une porte- tissée en haute lisse à la manufacture des Gobelins entre 1809 et 1811.
La tapisserie faisait partie d'un ensemble de six portières, prévues pour le grand cabinet de l'Empereur au Palais des Tuileries (La Victoire, La Renommée, Le Génie des Sciences et des Arts, Le Commerce et l'Agriculture, Les Grandes Armes d'Italie, Les Grandes Armes de l'Empire français). Les tapisseries furent installées au palais des Tuileries de 1811 à 1815 puis renvoyées à la manufacture des Gobelins après l'Empire pour y ôter les emblèmes et chiffres impériaux. Elles restèrent en magasin et brûlèrent dans l'incendie des Gobelins, le 24 mai 1871, pendant les troubles de la Commune.
Seule la tapisserie aux Grandes Armes de l'Empire français, non remaniée après l'Empire, a survécu aux flammes et est encore dans les collections du Mobilier national (GOB 23) ainsi que tous les cartons peints des six portières (GOB 540, GOB 541, GOB 551, GOB 829, GOB 830-001, GOB 831-001).
Les portières, sauf celles aux armes, furent retissées à la manufacture des Gobelins de 1933 à 1937.
Bibliographie
La manufacture des Gobelins au XIXe siècle, Chantal Gastinel-Coural, 1996, p. 14-18.