PENDULE Pendule monument à la mémoire de Frédéric II, roi de Prusse

Numéro d’inventaire
GMEC-33-001
Auteurs
Pierre-Louis-Arnulphe DUGUERS DE MONTROSIER
Année de conception
1806
Style
Empire
Types
Pendule, Horlogerie, Objet décoratif
Types
Acajou, Bois, Bronze, Métal, Marbre, Pierre
Dimensions (L × l × h) mètres
0.970 × 1.420 × 0.390
Description
Acajou, marbre blanc et bronze doré.
Base rectiligne très saillante, sur socle rectiligne à frise de bronze doré, draperies de fond à ciselure ; en bas-relief, scène allégorique ; sur les côtés, même draperies et guirlandes de feuillages, soleil avec monogramme F.G. Assise sur ce socle à une marche supérieure, une femme drapée pleurant (l'Europe), les pieds sur des cornes d'abondance. A l'opposé, le Temps et sa faux. Borne rectangulaire étayée d'un guerrier drapé debout, bras gauche levé, tendant une couronne, « dernier hommage de son respect et de sa reconnaissance », et de l'autre l'Histoire, drapée et couronnée, déployant dans sa main gauche baissée le code Frédéric ; en applique de face, une aigle prussienne aux ailes déployées sur drapeau couché tenant dans son bec une couronne d'étoiles en métal argenté et formant les chiffres de la pendule, les aiguilles étant faites d'un serpent plié; dans de sa serre gauche, elle tient l’épée du Grand Frédéric et dans l’autre une boule représentant la riche province de Silésie conquise ; sur un rocher en marbre blanc, Frédéric II couché, mourant, appuyé sur une colonne de fond à base carrée en marbre blanc, « emblème de l’affermissement du royaume de Prusse », traversée d'une double proue de vaisseau bronze doré, à chapiteau corinthien à sphère portant une Victoire claironnant ; autour de la colonne, nombreux drapeaux et lauriers et trois écus à soleil gravés des inscriptions : Prague, Molwitz, Chotuzitz.

Historique
Pendule en « monument à la mémoire de Frédéric le Grand », roi de Prusse. Meuble « composé et exécuté par Louis Duguers », vers 1800-1805, présenté à l'Exposition des produits de l'industrie nationale à Paris en 1806. Pierre-Louis-Arnulphe Duguers de Montrosier (1758-1806), un temps officier d’infanterie au régiment d’Anhalt puis ébéniste.
Napoléon admirait Frédéric II comme le plus grand capitaine des temps modernes. Au moment même où était exposée à Paris cette pendule, l’armée prussienne de son imprudent petit-neveu Frédéric Guillaume III était anéantie à Iéna le 14 octobre 1806.

Pendule remise au Mobilier impérial en 1812. A Trianon en 1851.
Bibliographie
Denise Ledoux Lebard. "Les ébénistes Parisiens", pl. XI n° 20
Monument à la gloire de Frédéric le Grand dont le dessin est de L. Duguers de Montrosier.
Dupuy-Baylet (Marie-France), "Pendules du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2006, p. 88-89, notice 33.
DOSSIER D'OEUVRE.
"Les Fastes du pouvoir", cat. exp., Paris, 2007, p. 34-35, n°14.
Dupuy-Baylet (Marie-France), "L'Heure, le Feu, la Lumière", L'Estampille/L'Objet d'Art, n° 464, janvier 2011, p. 66-73.